Mardi 9 mars 2010
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En cherchant sur le net, j'ai pas trouvé grand chose sur ce mensuel pour jeunes qui a paru de novembre 1975 à août 1979 avec 39 numéros (dont certains double
plus 2 hors-séries. Comme ce n'est pas normal qu'un journal tirant à 70.000 exemplaires, qui a vu passer nombre de débutants devenus célèbres reste dans les limbes, Old'Paplard résout le problème
en vous emmenant faire un petit tour chez Antirouille.
Antirouille était une réponse aux journaux jeunesse des médias - comme Podium, Okay, Salut, etc... - qui n'ont jamais fait pousser un neurone
dans une tête d'ado.
Dedans on y trouvait nombre d'illustrations, des BD, d'articles de journalisme sur divers sujets dont on ne parlait peu ou pas
à l'époque et surtout pas dans des magazines jeunesse : Rapport garçons/filles, les parents, la drogue, la prison, la violence, les radios pirates, la musique, le viol, l'armée,... avec une bonne
part donnée aux témoignages. En tout cas une bonne ligne éditoriale.
Je me rappelle aussi qu'ils avaient souvent des problèmes avec la NMPP (nouvelle messagerie de presse parisienne) et leur banque, aussi qu'ils organisaient chaque année la fête Antirouille.
On va parler des dessinateurs, mais comme il ne faut pas oublier les autres acteurs de cette aventure mensuelle réussie voici une petite liste que l'on m'a envoyé :
"Les fondatrices et fondateur d'Antirouille sont Hélène Delebecque, Viviane Mahler et Patrick Benquet. Dès les premiers numéros, les autres piliers de la rédaction furent
André Keller, Jean-Luc Bennahmias, Arnaud Corbin, Valérie Parlier, Elizabeth, Claire Lapeyre, puis Philippe Foucaud et Yves Riesel; bien d'autres noms et prénoms sont passés par Antirouille,
pardon pour les oublis. A la maquette officiaient Luc Mahler, Pascal Trigaux et Gérard Mathieu, mais pour le montage final des pages, tout le monde s'y mettait".
Je les remercie, je ne pense pas que le temps qu'ils y ont passé après 4 années de
publication, ont fait leur fortune (ils ne sont pas dans l'annuaire des grandes fortunes), ils ont
du juste en retirer une satisfaction personnelle et sûrement un bon coup de blues à la mort du journal.
Tout d'abord la série des couvertures (il me manque le numéro 11)





Dans le dernier numéro, ces pages récapitulatives des auteurs
qui y ont exercés leurs talents :
Petit focus sur les auteurs en commençant par Gérard Mathieu, pilier entre autres, du journal, qui y a exercé sa patte graphique jusque dans les typos. Gérard
qu'on a vu ensuite oeuvrer pour"L'Etudiant" et "le Journal de Mickey" dont il parsème les pages de ses dessins humoristiques.
Un dessin tiré d'un strip illustrant
l'occupation des logements vides
Il a fait paraitre 3 grandes séries tout au long de la vie du journal, "Le Maitre de la ville", HLM Blues" et "L'Evasion du 2 février 1994", séries de grande qualité tant par le graphisme,
l'histoire et l'humour.
Planche tirée de "L'Evasion du 2
février 1994"
Le site de Gérard
Lefluet, qui était aux débuts du journal
I. D. Coop
Il y avait aussi Coucho avec ses histoires débilos qui m'ont bien fait rire.
Une planche qui m'a toujours fait rire, j'y ai
souvent repensé, surtout quand j'ai vu comment on a fabriqué les L5, les Nouvelles stars ou bien les tubes de l'été.
Superbe histoire, que ce combat des
Apacks de la planéte Chégégène, dont les dieux sont Yvette (Horner) et Aimable contre les rebelles Loubös qui ne jurent que par Elvis.
En voici une page.
Le site de Coucho

Pascal Doury
Göltz
Pailler, avant qu'il dessine d'autres
choses sous un pseudo
Loustal à ses débuts
Le site de Loustal
Volny, ave c son traité "Moebius"
et ses histoires anars
Lachèvre
Lecointre
Joannis
Petit Roulet
Trigaux
Tignous
P. Meslet
Mal Dessiney, un
super-héros venu du fanzine Méfi par Potron-Jacquet
Un ton résolument antimilitariste
Parodies

Une magnifique parodie de Buck
Danny
par P. Meslet et Gérard Mathieu dont voici la première planche
Un aperçu d'article des premiers numéros
Un article (remis en forme pour plus de lisibilité) sur la presse Showbizz
à destination des jeunes midinettes.


Un reportage sur les prisons

Par Old Paplar'
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Publié dans : BD
12
courant 2012, j'ai cru voir dans une librairie Leclerc un livre grand format rappelant l'histoire du journal Antirouille.
Je n'arrive pas à trouver ce livre.
Ai je rêvé ?
Merci
Ca ne me dis rien, personnellement je ne crois pas q'il y ait eu un livre dessus mais je peux me tromper cela serait dans l'air du temps. J'irais voir sur le site de G. Mathieu au cas z'où. Quand j'ai fait l'article, il n'y avait presque rien sur le net sur Antirouille.
Bonjour, Dans les commentaires de l'article; il y en a un, Jean-Luc Benhamias qui faisait partie de l'équipe et qui est en possession du stock restant. Je vous conseille de le contacter, pour ma part j'ai la collec complète mais justement elle est complète. Pour le numéro précis du magazine, je ne sais pas du tout, voyez plutôt avec lui. Amitiés Old Paplard'
ça y est , j'y ai pensé!
Dès que j'ai ton adresse postale, je t'envoie le numéro 11
Bien Amicalement,
Jean-Luc Bennahmias
06 11 37 54 03
Super, j'ai reçu. Ca m'a fait drôle quand j'ai ouvert l'enveloppe et que je suis tombé dessus. Presque 30 piges que je n'en avait plus reçu. Merci à toi, je ferai la mise à jour.
Merci par avance, en souvenir de notre adolescence "conscientisée" que nous permettait de développer Antirouille...
@ bientôt
Je vais regarder... :)
J'avais entre 6 et 9 ans, mais mes soeurs plus âgées collectionnaient le journal. Du coup ça a forgé toute ma façon de voir le monde car c'était, avec Jules Verne et Spirou, toute la lecture qui m'occupait entre mes 8 et 14 ans. Je bouffais ce journal.
Je dois encore en avoir quelques uns paumés dans un grenier... mais dans quel état.
Merci!!!
Merci !
Ca me donnait un peu les nerfs de voir que plus personne ne connait. Même dans la BD, rien dessus, pourtant ils sont nombreux à y avoir débuté.
Moi aussi ça m'a "forgé" quelque part, la tolérance était un de leur maitre mot... et de parler aussi de l'intolérable
je mets une option dessus, si tu peux me passer la couv' en attendant.
Ton nom me disait quelque chose, effectivement t'es un du journal. Merci encore de votre aventure sympatoche qui n'a pas été vaine.
Pour ceux que de numéros d'Antirouille intéressent, voilà une adresse...
Rien n'est perdu alors...perdu dans un déménagement cela aurait été plus grave. Je ne sais si beaucoup ont survécu... avec la couverture qui se déchirait, beaucoup ont du passer à la benne.
J'espère que tu les retrouvera, de temps en temps j'en ressort un, des fois certaines choses restent d'actualités. Quant à Forcadel, je ne vois pas de qui tu parles. Je pense qu'il aurait du apparaitre dans la rubrique "Ils nous doivent tout"
Bonne chance pour la récupération...
Content que ça t'ai plu de retrouver Antirouille. Le fait de ne rien trouver dessus sur le web me laissait un goût d'insatisfaction. Tout ce boulot passé à la trappe c'était un réél dommage. C'est vrai que c'était un sacré magazine qui a du modifier l'esprit de pas mal de jeunes en leur ouvrant des portes sur des sujets, comme tu dis, qui n'étaient pas, ou alors très mal, abordé, dans les médias. Sûr que pour les parents de l'époqe ce ne devait pas être le genre de lecture qu'ils désiraient, et pourtant... Tolérance, compréhension, mises en garde, ce n'était pas une lecture à fabriquer des terroristes ou des casseurs.
Quant à la censure, ce n'était pas une vraie censure, mais d'après ce que je me souviens, plus des batons dans les roues, syndicat de la NMPP et de la banque, ce journal sans obédience particulière devait en déranger pas mal, ce qui est dommage, il representait une certaine forme d'espoir. Depuis c'est un peu pauvre et je trouve que pas mal de jeunes sont tombés dans des pièges qui auraient étés debattus dans ce journal (engouement pour les marques, Loft story et autres betareality show, etc...).
Je suis content aussi d'en reparler, rien que pour cette équipe qui nous a servi mensuellement notre journal, au prix je pense, d'un incroyable boulot qui n'a pas du leur rapporter gloire et fortune.
Amitmuches
N'est-ce pas ?
Avé toutes mes excuses...
Vous aviez tous vraiment du talent, et proposiez des choses vraiment différentes, c'était le bon côté des magazines, une pépinière de talents qui permettait de gagner sa croûte plus facilement (Quoiqu'Antirouille n'a pas du faire beaucoup de millionaires, j'ai trouvé aucun membre de l'équipe dans l'annuaire des grandes fortune).
Content en tout cas, non de raviver une nostalgie, mais de rappeler qu'Antirouille a bien existé et que c'était un mensuel de qualité dans une presse relativement scérosée.
Et merci à toi pour ton monde Couchoesque.